Immobilier : à quoi s’attendre en 2017* ?

2017 marché immobilier neuf

Le marché immobilier va continuer de croître en 2017, selon le réseau Laforêt.

Les acquéreurs vont rester motivés par des taux d’intérêt attrayants, même si la tendance est à la hausse.

Sur le même rythme qu'en 2016. Le marché de l'immobilier va continuer de progresser en 2017, à la faveur d'une demande des particuliers toujours forte, anticipe le réseau immobilier Laforêt (700 agences) dans son bilan annuel publié le 2 janvier. Globalement, le marché devrait profiter de l'attractivité des taux d'intérêt et de la hausse du pouvoir d'achat des Français.

Un 1er semestre prometteur

Tout semble indiquer que le marché immobilier devrait être en croissance en 2017, relève Laforêt. Surtout au premier semestre. Les acquéreurs vont rester motivés par des taux d'intérêt attrayants, qui, même si la tendance est à la hausse, restent à des niveaux historiquement bas. « Seule une remontée violente des taux pourrait contracter le marché, confirme Yann Jehanno, directeur exécutif du réseau Laforêt. Le premier semestre devrait être dynamique à l'image de ce que nous avons connu en 2016 ». En attendant, la crainte d'une remontée des taux va plutôt inciter les acquéreurs les plus attentistes à finaliser une transaction.

Un pouvoir d'achat en hausse

Cette bonne dynamique s'explique par l'augmentation du pouvoir d'achat des Français. Depuis 2012, leurs capacités financières ont progressé de 26 % avec une nette accélération en 2016, explique Laforêt, soit l'équivalent d'une pièce de plus, en moyenne, par bien. Les ménages ont bénéficié de la correction des prix et du recul des taux d'intérêt. « Les prix des crédits immobiliers ont été divisés par trois depuis 2012. Nous sommes passés de 4,5 % à 1,5 % en moyenne », rappelle Yann Jehanno. Les meilleurs dossiers ont même pu emprunter en dessous de 1,5 % au quatrième trimestre. Dans l'ensemble, les particuliers ont profité de ces conditions favorables pour concrétiser un achat, avec la possibilité de se constituer un patrimoine immobilier et de se créer des revenus complémentaires. 

 

Une croissance à deux chiffres

Porté par les conditions de marché favorables, le nombre de transactions immobilières a progressé de 12,8 % en 2016, explique ce réseau, qui anticipe 840.000 transactions sur les douze derniers mois, soit un plus haut depuis 2007. Les ventes ont augmenté de 13 % à Paris, de 11 % en Ile-de-France et de 13 % dans les régions. Le marché a surtout profité de la forte demande des primo-accédants, très actifs avec la baisse des taux d'intérêt. « Traditionnellement les primo-accédants ne représentent que 25 % des dossiers. En 2016, ils ont été beaucoup plus actifs », explique Yann Jehanno. Sur l'année, ils ont représenté 40 % des transactions (contre 36 % en 2015), en progression constante depuis 2012.

Le maintien des secundo-accédants

Les secundo-accédants et les investisseurs n'ont pas été en reste, relève Laforêt. Les secundo-accédants sont même restés les premiers acquéreurs de biens (42 % des acheteurs) en 2016, même si leur part dans le nombre de transactions n'a cessé de diminuer depuis 2012 (60 %). Également attirés par les taux bas et la baisse relative des prix, ils ont repris leurs activités d'achat-revente et ont contribué à la bonne dynamique des transactions.

 

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